Soutien à 30 familles d'origine haïtienne expulsées de République Dominicaine

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Contexte

En 2013, la République Dominicaine a pris la décision d’enlever rétroactivement, pour les 85 années écoulées, la nationalité dominicaine à toutes les personnes nées en RD de parents dits « irréguliers », càd soit disant « en transit » parce que « travailleurs saisonniers » et pourtant vivant depuis toujours en RD. Malgré la nouvelle directive «réparatrice » de 2014, de très nombreuses personnes restent et naissent tous les jours apatrides. A l’approche du 17 juin 2015 qui marquait la fin de l’enregistrement au Plan National de Régularisation des Etrangers (PNRE), des milliers de familles d’immigrants haïtiens, menacées, ont été forcées de quitter la République Dominicaine.  Depuis cette date, le gouvernement dominicain a intensifié les expulsions vers Haïti, parmi elles des enfants accompagnés ou non de leurs parents[1]. A leur arrivée à la frontière, les migrants se rendent soit dans leurs communautés d’origine soit, à défaut, trouvent une place dans les camps de fortune installés à Anse-à-Pitre dans le département du Sud-Est. Avec des moyens limités, quelques organisations comme notre partenaire dans ce programme, le GARR, accueillent à la frontière ces familles et enregistrent leurs noms. Leurs communautés d’origine sont généralement paysannes, fortement touchées par la pauvreté, où sévit une insécurité alimentaire grandissante. Certains disent qu'il n'y a plus de camps depuis avril 2016, les chiffres de l'OIM témoignent largement du contraire. Le camp compte plus de 115 abris de fortune, faits de bois, de toile et d’imagination situé dans une zone désertique et extrêmement chaude. Le choléra, la fièvre, les diarrhées ont emporté plusieurs enfants, des femmes, des personnes âgées. Dans ces camps, 58% de la population est âgée entre 0 et 19 ans, 49% sont des femmes.

Action

Face à cette situation, le projet souhaite changer le sort d’au moins 30 familles (renforcement des mères par des activités génératrices de revenus et des formations professionnelles, défense de leurs droits, santé, scolarisation, actes de naissance), appuyer le plaidoyer du GARR et favorsier l'accueil des réfugiés dans les villages frontaliers où ils se trouvent. L'acceptation des enfants réfugiés dans les écoles en attendant qu'ils disposent d'un acte de naissance, le partage de terres cultivables par la population d'accueil, la formation professionnelle des jeunes femmes mères, l'accès à des activités génératrices de revenus, la sensibilisation des populations d'accueil à l'histoire des réfugiés... autant de gestes concrets pour favoriser l'accueil et le démarrage d'une nouvelle vie pour ces familles expulsées de RD.

Partenaire local

Le GARR (Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés)
Est une plate-forme d’associations et d’organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n’excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens dans des situations extrêmement difficiles.

Le GARR a pris naissance en août 1991, suite à la décision du président de la République Dominicaine d’alors d’expulser de son territoire toute personne suspectée de nationalité haïtienne.
Les enjeux et les objectifs
Dans le souci de contribuer à la recherche de solutions réelles et durables aux problèmes des rapatriés, réfugiés, et personnes déplacées internes et de développer une meilleure compréhension de leurs problèmes, le GARR se donne les objectifs suivants :

1 Développer des activités de plaidoyer et de mobilisation pour promouvoir et défendre les droits des différentes catégories de migrants haïtiens avec il travaille ;
2 Faciliter la réinsertion des rapatriés et encourager l
es initiatives locales pour l’organisation d’un accueil plus digne des rapatriés
3 Accompagner l’État haïtien pour mettre en œuvre une véritable politique migratoire favorable aux intérêts nationaux et à ce
ux des différentes catégories de migrants, réfugiés haïtiens en provenance de la République Dominicaine

 

 

[1]Selon les organisations qui font le suivi de ces expulsions à la Frontière dont le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR), entre le 17 juin 2015 et le 28 avril 2016, la République Dominicaine a déporté 93,947 personnes vers Haiti.   29.8% sont des mineurs, parmi eux 1345 n’étaient pas accompagnés d’un adulte (Rapport OIM, GARR….. avril 2016).

Pays

Haïti

Public cible

At least 30 mothers and their children

Objectif

Autonomisation d'au moins 30 familles

Partenaires locaux

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d’associations et d’organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration.

Durée

2017-2021

Budget

+/- 35 000 euros/year